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Mémoire du futur
Un cadre structuralisteL’après-guerre a posé de façon cruciale la question des villes historiques et de leur devenir face aux conceptions modernistes d’un développement planifié.
La vision historiciste de la Tendenza portée par Aldo Rossi a amené la mise à jour de schémas typo-morphologiques ouvrant la voie à une compréhension structuraliste de l’intégration urbaine, puis à des modèles territoriaux développés à grande échelle par Vittorio Gregotti ou Oswald Mathias Ungers. L’idée d’une fabrique de la ville, d’une sémantique structurale a enrichi les représentations syntaxiques des formes urbaines permettant de générer des pensées de la complexité jusque vers une approche plus ouvertement sémantique et phénoménologique initiée par Peter Eisenman. -
À l’abstraction du plan moderne s’est substituée une compréhension morphologique qui, d’abord adossée aux recherches urbaines de Team X, s’est étendue vers une économie nouvelle de l’intervention sur de vastes échelles.
Les grandes liaisons territoriales qui marquent le langage de Vittorio Gregotti résonnent dans le glissement syntaxique des grilles initié par Peter Eisenman pour son projet à Venise ou dans le tracé programmatique des folies de La Villette de Bernard Tschumi. À un simple historicisme se substitue une mémoire des cadres de structuration de l’urbain et de leur capacité morphogénétique. Ces liaisons ouvrent la voie à une écriture de l’urbain susceptible de générer une nouvelle économie de la continuité fondée sur une intelligence structurale du discontinu, inversant la proposition moderne qui, par l’extension en continu d’une trame, générait d’improbables effets de discontinuité.
Les intervenants qui participeront à ce débat :
Jeudi 1er Octobre de 9h30 à 13h
Colloque
Centre Pompidou / Grande salle
Entrée libre dans la limite des places disponibles











