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Perspectives morphogénétiques
Si la notion d’un corps urbain est née avec les grandes visions mécanistes du XVIIe et du XVIIIe siècles, l’idée contemporaine d’une cité en perpétuelle mutation animée par des réseaux drainant des domaines quantitatifs et qualitatifs a réactivé la mise en place d’un cadre de description organiciste. Contre la vision mécaniste de la cité, posant le domaine urbain comme une machine, les métabolistes japonais ont imaginé la cité comme un corps vivant, un organisme en mutation perpétuelle où les transformations étaient à penser en termes de greffe ou d’hybridation. Ce modèle encore métaphorique pour les métabolistes est devenu un véritable instrument pour comprendre les phénomènes d’autorégulation des grands pôles urbains. Utilisant la théorie des jeux puis les modèles morphogénétiques issus des mathématiques fractales, l’analyse urbaine s’est de plus en plus approprié les outils de la description biomorphique.
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Il semble aujourd’hui qu’avec la généralisation d’un usage des algorithmes génétiques, des Cellular Automata, ces outils soient devenus des moyens de contrôle et plus avant de conception architecturale. La notion d’une auto-génèse de la forme a ainsi permis de produire de nouveaux modèles d’intégration urbaine pour UNStudio ou Foreign Office Architects. L’émergence d’une véritable morphogénèse a elle permis d’intégrer progressivement des paramètres qualitatifs ou sociaux. Hors toute notion d’échelle, des nanotechnologies aux macrostructures, les systèmes biotech sont devenus des systèmes de conception permettant de contrôler tous les schémas de croissance des domaines dynamiques. Développé par Xefirotarch ou le Design Research Laboratory de l’Architectural Association, ces recherches ouvrent la voie à un urbanisme paramétrique définissant des niveaux d’intégration jusqu’alors inconnus.
Les intervenants qui participeront à ce débat :
Vendredi 2 octobre de 9h30 à 13h
Colloque
Centre Pompidou / Grande salle
Entrée libre dans la limite des places disponibles











